Comment est fait un arc à poulies ?

Dénommé aussi compound, l’arc à poulies se distingue des autres arcs par son rapport traction-puissance particulièrement élevé, du fait de ses deux composants essentiels : les poulies.

 

 

 

 

 

 

 

Ces poulies permettent, une fois le « pic » passé, de garder la visée bien plus longtemps (même si ce n’est pas conseillé en compétition où la fatigue se ferait malgré tout sentir) que pour les autres types d’arc. En effet, pour un arc délivrant par exemple 50 livres, son « let off » aidera l’archer en ne lui faisant plus tirer qu’une quinzaine de livres, soit moins que la plupart des arcs classiques.

Contrairement à ces derniers, l’arc à poulies n’est pas équipé de clicker pour la bonne et simple raison que l’allonge est réglée une fois pour toutes en fonction de l’archer et le « blocage » en position maximale des poulies implique une allonge constante.

Une fois ce blocage atteint, le décocheur entrera en action pour le lâcher de corde.

Autre élément inutile sur un arc à poulies : le berger bouton. Cela est du à une sortie de flèche bien plus linéaire sur un arc à poulies que sur un arc classique, malgré la puissance délivrée.

La poignée

Elle peut être de quatre formes-types différents :

-déflex : pivot de l’arc situé en avant, band élevé, précision très grande ; idéal pour le tir en salle ;

-réflex : pivot en arrière, band plus petit, énergie emmagasinée plus importante, vitesse plus élevée, moins stable, moins précis ; pour le tir extérieur (nature, 3D, campagne ou chasse) ;

-droite : pivot dans l’axe, compromis entre les deux types précédents ; conseillé au débutant ;

-xréflex : pivot très en arrière ; réservé au haut niveau.

Les branches

Il en existe de deux types : à simple ou double courbure. Le rendement est plus élevé sur ces dernières.

Les poulies

Celles-ci peuvent être dites :

-one cam : rondes côté corde et côté câbles, excentrées ; vitesse plus lente ; arc plus stable ; tir campagne ;

-soft cam : rondes vers la corde et ovales vers les câbles ; peu d’effort demandé ; compétition ;

-cam : très ovales et donc plus dures ; cap difficile à passer ; puissance élevée et nervosité accrue (ou avec une selle, comme vous voulez) ; tir nature, 3D et campagne.

La corde ou plutôt les câbles

Le Fast flight compose ceux-ci, ils supportent, notamment, la visette.

Le viseur

Comme l’arc classique (bien qu’il puisse en être dépourvu également), l’arc à poulies comporte un viseur, dont l’œilleton est ici un scope (loupe grossissante – de deux à huit fois). Autre avantage du compound : il possède donc un point de visée de plus que l’arc classique : scope et visette. Une fois l’archer en position de décocher, le point de visée situé dans le scope et la visette s’aligneront pour donner une visée parfaite, la visette ayant été au préalable alignée dans l’axe de l’œil de l’archer grâce à un élastique fixé sur l’arc. Afin de corriger la verticalité de l’arc, le viseur est équipé d’un niveau à bulles.

Le décocheur

Cet élément est un autre atout de l’arc à poulies puisqu’il permet un lâcher de corde sans que celle-ci soit en contact direct avec la main de l’archer, contrairement à l’arc classique.

Trois types de décocheur existent : à index, à pouce et back-tension (le plus difficile à maîtriser).

Le repose-flèches

Il peut se régler en latéral, en vertical, en profondeur et la pression de son ressort de rotation est ajustable également.

Le(s) stabilisateur(s)

Bien que plus stable par nature qu’un arc classique, l’arc à poulies peut être équipé de stabilisateurs qui auront les mêmes fonctions que pour un arc classique. De même pour les V bars et les latéraux.

Merci à Sylvain.

Patrick