Stage de tir instinctif le 4 décembre 2011

Archers je vous salue,

Je viens par ces quelques lignes vous compter notre stage  de tir instinctif de ce dimanche 4 décembre.

C’est donc après avoir suivi mon GPS (merci GPS) que je me suis rendu ce dimanche à la salle du COGETARC à Chennevières-sur-Marne  dans le 94.

A 9h50 tapante, j’arrivais dans ce lieu paradisiaque pour tout archer, pour être accueilli par notre formateur Jean-Michel Benazeraf ainsi que trois de nos archers arrivés peu de temps avant moi.

Charles, Gérard et Jean-Claude venaient eux aussi faire ce stage et nous fûmes bientôt rejoints par Olivier, Fred, Dominique et Argan.

C’est donc tout les huit que nous attaquâmes cette matinée pluvieuse par quelques échauffements que Jean-Michel nous rappela essentiels.

Et après avoir bien chauffé notre corps avec des exercices à l’élastique, nous pûmes entamer la théorie.

Jean-Michel nous expliqua que le tir instinctif (pas si instinctif que ça d’ailleurs) se composait en trois parties :

Le placement

L’armement

Le lâcher

Il nous expliqua donc que le placement de notre corps par rapport à la cible et à notre arc était primordial. Que la tête devait être toujours parallèle à l’arc, ce même si l’arc n’est pas vertical.

Que les yeux ne devaient pas lâcher le point que nous voulions atteindre.

Il nous apprit le « poussé tiré » pour armer notre arc. Ce qui nous permit de diviser la force exercée pour le tendre.

Et que ce geste devait se terminer par un ancrage au visage.

Bref plein de trucs super utiles.

Je vous mets le retour que Jean-Michel nous a transmis, pour que vous puissiez vous en inspirer.

Nous remercions de nouveau Jean-Michel pour ce stage qui fut fort enrichissant.

« Bonjour Messieurs. J’ai été ravi de faire votre connaissance lors de notre stage à Chennevières.

 J’ai beaucoup apprécié votre engagement dans le tir pendant toute la matinée et vous en remercie.
Comme promis, voici les choses importantes à travailler.
Et j’espère avoir le plaisir de vous revoir à Carrières au printemps.

Merci encore à Arnault d’avoir organisé cette rencontre.

1) Pensez à l’échauffement avant tout entrainement et aux étirements à la fin. Quelques minutes qui paraissent parfois superflues quand on a peu de temps mais qui en font gagner finalement beaucoup. L’élastique est un très bon outil d’échauffement et de musculation et de répétition du geste sans l’arc. Pensez aussi aux étirements en fin de séance (on ne l’a pas fait mais c’est bien d’y consacrer 5 minutes).

2)  Pensez  à tous les points de la posture: bassin dans l’axe de la cible, pieds écartés de la largeur des épaules environ, genou avant  légèrement fléchi, à la prise de corde et au placement de la main d’arc.: au début c’est une check list importante à passer en revue et ensuite ce sera automatique

 

3) Pensez à l’expiration à l’armement   et une fois arrivé en ancrage, l’expiration cesse  et on marque un petit temps d’apnée avant la décoche. Au moment de la libération de la corde, on expire le peu d’air qui restait dans les poumons. Cela accompagne la flèche. L’expiration va abaisser les épaules, abaisser le centre de gravité et augmenter la puissance musculaire.                

4) Pensez à armer de façon fluide et régulière: pour cela n’utilise  pas un tempo trop lent, l’énergie serait dispersée avant l’ancrage qui a besoin d’être stable et tonique. On a un « pack d’énergie » disponible avant l’armement et on doit judicieusement le répartir entre l’armement et la stabilité avant la décoche. MAIS ATTENTION: pas trop lent ne veut pas dire précipité.

De plus, quand on est fatigué, on peut faire un armement un peu plus rapide et une expiration plus marquée, plus franche.                                                                                                                                                                        

 5) l’ancrage doit être marqué et bien ferme sur la commissure. Le doigt (index ou majeur selon votre choix) vient se poser franchement sur la commissure des lèvres. L’allonge est ainsi la même à chaque armement pour que l’arc rende la même puissance à chaque tir et que vous connaissiez bien le vol de votre flèche.

6) l’arc est incliné parallèlement à la tête  !!!!  Pour éviter toute erreur de parallaxe dans la visée. C’est la clé de notre visée en tir instinctif.  Le regard sera parallèle à la ligne de sortie de la flèche.


7) à la décoche la main reste au contact  de la joue et recule de quelques cm. Si la main s’écarte du visage la corde roule et de plus cela signifie souvent qu’on est crispé au niveau du biceps. 

Le recul trop prononcé de la main peut entrainer un mouvement de la main d’arc car on n’est pas dans la continuité de traction comme en classique, on a marqué l’ancrage et ensuite on a relâché les doigts donc une gestuelle trop ample vers l’arrière à la décoche peut déstabiliser l’avant.


8 ) le bras d’arc est fléchi (mais sans lever l’épaule) avant de démarrer l’armement pour pouvoir effectuer un « pousser-tirer » et non seulement un « lever-tirer » : on se prive de  la force du triceps du bras d’arc si non fait un simple  lever tirer.  


9) le bras d’arc reste en position juste après la décoche pour éviter d’abaisser le vol de flèche par un abaissement prématuré. Attention aussi à ne pas donner un coup de bras d’arc vers la droite ou la gauche à la décoche. 

10) la traction de la corde est effectuée par les muscles du dos: la main le poignet l’avant  bras et le bras sont des relais mais c’est le dos qui tracte !!!

11) pensez à garder la même position du début à la fin de l’armement: une élévation ou un abaissement du corps va automatiquement perturber la visée et la globalité du geste que le regard dans la cible avait programmé. De même que la tête ne doit pas modifier sa position.

12) le coude d’arc est légèrement fléchi en fin d’armement: pas de coude verrouillé. 

13) le regard plonge dans le centre de la cible et ne le quitte pas pour éviter que la main d’arc suive le regard.

L’oeil est dans le centre de la cible et vous VOYEZ votre main d’arc SANS la regarder: sa position dans l’espace est  un élément majeur de notre visée en instinctif. Et les deux yeux sont ouverts. Ne faites pas de va et vient entre votre main et votre cible: vous ne quittez pas le centre du centre de votre cible mais vous allez enregistrer une image de votre cible et de son rapport avec votre main (ou votre pointe de flèche ça revient un peu au même puisque la pointe dépasse juste du front d’arc quand la flèche est à la bonne longueur). A force de vous entrainer, votre cerveau et votre corps sauront où doit s’arrêter la main dans l’espace lors des différentes distances et des différentes situations de tir. Et si vous n’avez pas mis dans le mille à la première flèche, l’image créée à la première flèche permettra de corriger à la deuxième.

Voilà de quoi travailler. Utilisez des arcs de faible puissance pour parfaire votre gestuelle.

Bons tirs !!!!  Amusez vous bien.

Cordialement Jean Michel »

 

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